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Harold COBERT – Un hiver avec Baudelaire

un-hiver-avec-baudelaire

Roman

288 pages

Le livre de poche

ISBN 978 2 253 13353 7

 

4ème de couverture :

Sa femme l’a mis dehors, son CDD n’est pas prolongé. Philippe est happé dans une spirale infernale et passe de l’autre côté de la barrière sociale : SDF, confronté à la dure loi de la rue, faite de solitude, de honte et de violence. Jusqu’au jour où il rencontre Baudelaire. Grâce à cet inénarrable compagnon d’infortune, et avec l’aide d’un vendeur de kebab, d’une riche veuve et d’une dame pipi, il réussit à remonter la pente. Et à retourner à une vie normale. Plongée sans fard dans le quotidien des plus démunis, Un hiver avec Baudelaire, en mêlant romanesque et réalité sociale, poésie et âpreté, nous rappelle à quel point est précaire l’équilibre qui régit nos vies.

 

Mon avis :

Ce livre est surprenant ! On fait la connaissance de Philippe, un homme ordinaire, qui est pris dans un tourbillon infernal et se retrouve SDF, dans les rues de Paris. On est très vite pris par l’histoire, est on assiste impuissants à ce qu’il lui arrive, d’abord une succession de galères jusqu’à ce qu’il ne lui reste rien à part des coins de rues sombres, des porches d’entrées, des bans publics…

Au début du livre on s’accroche à l’espoir de s’en sortir, on crois au « système D » : L’hôtel, les copains, la famille… Mais la réalité nous rattrape et nous frappe : bien souvent quand les soucis débarquent il n’y a plus personne. Alors Philippe, essayant de garder sa dignité, accepte sa situation et essaye de se faire une place au sein de la communauté SDF. Mais la vie est dure, l’hiver froid, le moral baisse… La suite du récit est sombre, glauque, parfois effrayant, dérangeant. Philippe perd espoir, il côtoie les centres sordides, les coins les plus sombres et l’alcool… C’est là qu’Harold Cobert devient magicien, poète, et nous souffle une bonne dose d’espoir et d’amour…

Philippe croise le chemin de Baudelaire… D’abord Baudelaire le chien errant avec qui il se lie d’amitié, ils deviennent inséparables, puis Baudelaire le poète. Il se met à lire des vers dans le métro et la magie opère. Il rencontre aussi plusieurs personnes qui vont l’aider à remonter la pente.

J’ai adoré les contrastes entre les différentes parties du livre, et honnêtement je me suis demandée à un certain moment si j’allais continuer (moi, la petite nature). Mais ça aurait été dommage de ne pas braver la tempêtes car quand le soleil se lève sur cette histoire le message d’espoir est si fort !!! Au final on se rend compte qu’il reste encore des personnes prête à donner d’eux même pour aider les plus démunis, avec un sourire, un mot gentil, un bouquin, un peu de poésie… Bref le message est clair il ne faut pas perdre espoir, mais il ne faut pas non plus oublier les centaines de sans abris !Un dernier mot sur l’écriture : Un mélange de violence et de poésie… Une merveille !

Un livre plein d’émotion, un autre regard sur ce problème de société, un beau message d’espoir… Ce livre à changer ma façon de voir les choses!

 

 

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